Les ongulés sauvages – vecteurs de dissémination des plantes à l’échelle du paysage

Dans un article récent apparu dans la revue scientifique "Plant Ecology and Evolution", Picard et Baltzinger ont étudié le rôle que jouent les ongulés sauvages en tant que vecteurs de dissémination des plantes. Les deux chercheurs ont scrupuleusement cherché des graines transportées involontairement par les animaux dans leur pelage ou dans leurs sabots. lls ont étudié des animaux tués à la chasse pour les trois espèces d'ongulés sauvages de plaine les plus communes en France : le cerf élpahe, le chevreuil et le sanglier.

Les chercheurs ont trouvé une très grande diversité d'espèces de plantes dans le pelage et dans les sabots des animaux étudiés. Ils ont montré que ces animaux ne transportent pas seulement des graines avec des adaptations évolutives à l'épizoochorie (le transport externe des graines par des animaux) telle que les crochets ou des aiguillons conçus pour s'accrocher aux poils des animaux, mais également des graines d'espèces de plantes connues pour être disséminer par d'autres moyens (par exemple par le vent ou par l'eau).  Ils ont également démontré que le sanglier transportait plus de graines que le cerf élaphe et le chevreuil à la fois en quantité, en richesse et en diversité d'espèces de plantes. 

Pour lire l'article: http://dx.doi.org/10.5091/plecevo.2012.689

 

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